Mission
Le CCSC a pour mission d'effectuer une répartition efficiente des ressources préhospitalières, en traitant les appels reçus du 911 et des établissements de soins de santé. L'équipe de répondants médicaux d'urgence priorise les demandes, accompagne et dirige l'appelant, par le biais de soins téléphoniques liés à des protocoles médicaux reconnus, dans le but de contribuer à sauver des vies et à diminuer la morbidité de la population.
Vision
Avec l'engagement de chaque membre de l'organisation, participer à l'évolution des services préhospitaliers, en étant un employeur de choix et une référence auprès des parties prenantes.
Valeurs
Compétences : C'est démontrer de l'efficience, une capacité d'adaptation, de l'autonomie, de la flexibilité et accorder de l'importance à l'amélioration de ses connaissances. C'est être à la recherche constante du dépassement de soi.
Collaboration : C'est être à l'écoute des autres, c'est unir ses forces, partager ses idées et ses connaissances, faire preuve d'ouverture d'esprit. C'est être plus fort ensemble.
Savoir-être : C'est influencer de façon positive, respecter l'opinion des autres, être bienveillant dans toutes ses actions, faire preuve d'empathie et de tolérance. C'est dans la différence que l'on grandit.
Confiance : C'est communiquer de façon transparente, c'est être intègre et de bonne foi. C'est de tout faire ce qui est en son pouvoir pour respecter ses engagements. C'est un climat de travail où l'on peut se fier aux autres et se sentir en sécurité. C'est regarder vers l'avenir avec optimisme.

Qui sommes-nous
Le Centre de Communication Santé des capitales (CCSC) est un organisme à but non lucratif, chargé de la coordination des services préhospitaliers d'urgence dans la région de la Capitale-Nationale, ainsi que celles de Portneuf, Charlevoix et le Saguenay. Le CCSC joue un rôle essentiel en assurant la liaison entre les appels d'urgence 911 et les ressources ambulancières de l'ensemble de son territoire.
Les répartiteurs médicaux d'urgence (RMU) sont les professionnels qui jouent un rôle crucial dans la gestion des appels d'urgence médicale. C'est leur voix que l'on entend, qui rassure, informe et accompagne les patients, en travaillant en étroite collaboration avec les paramédics et professionnels, sur le terrain. Les RMU reçoivent et traitent les appels, évaluent la situation, fournissent les instructions de premiers soins et coordonnent l'envoi de ressources d'urgence.
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Histoire
À l’image de tous les centres de communication santé du Québec, le CCSC a été établi à la suite des recommandations du Rapport Dicaire, publié en 2000, qui a conduit à la création de la Loi 96 (2002) sur les services préhospitaliers d'urgence.
Parmi les principales recommandations du rapport figure la création de CCS à mandat public, doté de répartiteurs médicaux d’urgence (RMU) formés et encadrés, opérant sous des protocoles cliniques validés et relevant directement d’une coordination centrale.
Ainsi, depuis leur création par le gouvernement du Québec, les CCS incarnent une volonté claire du législateur québécois de recentrer l’organisation des services préhospitaliers d’urgence autour d’une structure unique, compétente et libre de toute influence commerciale ou territoriale.
Cette réforme, qui découle du projet de loi 96, marquait ainsi une rupture avec l’ancien modèle dominé par les zones d’exploitation privées. Elle consacre les CCS comme les seuls mandataires responsables de l’affectation et la répartition des ressources ambulancières au Québec lors d’appels d’urgence.
Dès 2002, cette implantation des CCS s’est accompagnée d’un virage vers une logique populationnelle, intégrée dans le Programme national de santé publique 2003–2012, lequel soulignait explicitement la nécessité d’optimiser les interventions en amont des soins hospitaliers.
Concrètement, le CCSC est le prolongement direct de la volonté du législateur de recentrer les services préhospitaliers sur la sécurité, l’efficacité et l’équité.
Mission et responsabilités
La mission principale du CCSC est d'assurer, en tout temps, une réponse appropriée, efficiente et de qualité aux appels d'urgence, contribuant ainsi à la réduction de la mortalité et de l'état précaire des personnes en détresse. Les répartiteurs médicaux d'urgence (RMU) du centre sont formés pour évaluer rapidement la situation, fournir des instructions de premiers soins par téléphone, telles que la réanimation cardio-respiratoire (RCR), et coordonner l'envoi des services ambulanciers. En somme, deux responsabilités sont à la charge exclusive du CCSC, à savoir : l’affection et la répartition des ressources préhospitalières.
En vertu de la loi
De fait, l’article 22 de la Loi sur les services préhospitaliers d’urgence (LSPU) confère aux centres de communication santé une autorité exclusive en matière d’affectation et de répartition des ressources préhospitalières, dans le respect de protocoles validés par Santé Québec. Cette compétence est strictement circonscrite à la coordination opérationnelle, mais elle est contraignante pour toutes les entreprises ambulancières titulaires de permis. La répartition est une fonction publique : elle ne se négocie pas, elle s’exerce.
Concrètement, l’article 22 de la LSPU énonce :
Article 22[1]
Dans le respect des orientations nationales et régionales, un centre de communication santé a pour fonctions:
[…]
2° de traiter et de prioriser les appels conformément aux protocoles élaborés par Santé Québec ou le ministre, selon le cas;
3° d’affecter et de répartir les ressources préhospitalières disponibles de façon appropriée, efficace et efficiente;
6° d’assurer le suivi et l’encadrement opérationnels des ressources affectées à une demande de services préhospitaliers d’urgence;
8° de coordonner les communications entre les acteurs de l’organisation des services préhospitaliers d’urgence et les établissements. Un centre de communication santé doit, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, respecter les protocoles approuvés par Santé Québec ou par le ministre, selon le cas.
En résumé, le projet de loi 96, porté par le ministre de la Santé et des services sociaux de l’époque, François Legault en 2002, a établi un modèle centralisé et normatif de gouvernance des services préhospitaliers d’urgence au Québec. Ce modèle repose sur une articulation rigoureuse des rôles et une séparation claire entre la coordination publique (exercée par les CCS) et la prestation privée (assumée par les entreprises ambulancières). Ainsi, au Québec depuis 2002, l’affectation et la répartition sont une fonction publique, encadrée par la loi, balisée par des protocoles validés par Santé Québec et exercée par les CCS.
[1] LSPU, RLRQ, c. S-6.2.


